Moi? Maman? Jamais!

Blog Rose Pistache

Il y a longtemps, j’ai pris la décision de ne pas avoir d’enfants. Malgré ce que mes proches pensaient, ce n’était pas un coup de tête. C’était pour moi la meilleure décision que je prenais, non seulement pour moi mais également le monde! Une sorte de garantie d’une vie meilleure. C’était certainement une décision égoïste, je vous l’accorde. Par contre, à ce moment-là, être égoïste était mon unique moyen de survie!

Pendant toutes ses années, la pression sociale a été forte. Dès que nous nous positionnons aussi fort sur ce qui est contraire aux croyances du commun, nous avons les « biens penseurs » qui veulent absolument nous remettre dans le droit chemin au travers d’affirmations coup de poing tel que « Plus tu attends, et plus il sera difficile d’avoir un enfant. En plus, tu seras super vieille quand il sera grand! » ou encore « Tu es une femme, c’est ton rôle de faire des enfants! ». A noter que les commentaires de la famille sur « quand allez-vous nous donner des petits-enfants? » rentrent également dans cette catégorie.

Internet, me dit que ce n’est pas une bonne idée!

J’ai tenu bon, et plus les années passaient, plus ma « non-envie » s’accentuait, soutenu par les méandres de l’internet.
Les réseaux sociaux ont aidé à l’épanouissement des femmes, du féminisme et de la lutte pour l’égalité homme-femme. Est-ce que les femmes qui ne veulent pas exister seulement au travers d’un rôle de mère doivent être persécutée par l’opinion publique? Être libre de ses propres choix ce n’est pas l’essence même de la liberté? Ceci vous paraît peut-être extrême mais au détour de ces questions qui ne semble pas malveillante, se déroule une vraie détresse. Vous avez beau être forte et sûre de votre choix, il arrivera toujours un moment où vous vous demandez si vous êtes normale. Aussi, vous ne savez pas ce que vivent ces femmes. Il se peut que ces femmes n’aient pas eu le choix et ce genre de pression ne fait que le leur rappeler.

Puis la femme la plus importante pour moi, ma grand-mère, ne cessait de faire l’apologie du Childfree (à croire qu’elle avait discuté avec Corinne Maier, auteure du livre « No Kid », que je recommande) et me rassurait dans mon choix! A l’écouter, il est tout à fait irresponsable de donner la vie dans notre monde. Il est vrai qu’il n’y a qu’à ouvrir un site de news pour se rendre compte que nous n’avons pas beaucoup de raisons d’être optimiste: terrorisme, meurtre, politique, guerre, Trump, la fonte des neiges et autres tourments écologiques, …

De par mon expérience ce n’est pas une bonne idée!

Au delà de faire partie d’un mouvement libertaire, des raisons personnelles se cachent également derrière mon choix.

Quand on réfléchit à la question de la maternité, beaucoup de doutes nous envahissent et le plus gros fait son apparition: Et si j’étais comme ma mère? Et si je reproduisais le schéma de mon enfance? Et si je détruisais cette petite vie dont je suis responsable?

Aussi, j’ai eu comme qui dirais un petit accident étant enfant et un médecin, sans aucun tact, m’a complètement traumatisée! En une phrase, il a nourri ma peur de l’accouchement et de la douleur:

« Votre fille est ouverte comme si elle venait d’accoucher! »

Associer douleur très intense, hôpital et enfant a été très facile pour la petite fille de 9 ans que j’étais! Il m’a été impossible jusqu’il y a peu de regarder un accouchement dans un film, une série et encore moins un documentaire. Un film d’horreur japonais n’était rien à coté d’un épisode de Baby Boom!

Puis un jour, tu fêtes tes 30 ans. Et ton petit ami de l’époque aussi. Et là, c’est le drame.
Tu te rends compte que vous n’avez pas la même vision de la vie et les mêmes envies. Tu te rends compte que vous ne vous aimez pas de la même façon.
Donc tu n’as d’autres choix que de le quitter, quitter cette maison que vous avez acheté ensemble et changer de vie.

Tic Tac, Tic Tac, le temps passe!

Après cette mésaventure d’adulte (qu’est-ce qu’il y a de plus adulte que de se poser des questions sur un avenir commun), je suis tombé sur l’homme de ma vie! Dès le départ, les papillons dans le ventre m’ont indiqué que cette relation n’avait rien à voir avec mes précédentes. Je me sentais tellement bien, heureuse et épanouie grâce à lui. Et puis, il était sur la même longueur d’ondes que moi: pas d’enfants!

Nous avons été confrontés à beaucoup de difficultés ces deux dernières années (déménagement -deux fois, changement de travail – chacun, …) qui nous ont rapprochés au lieu de nous éloigner. Deux années où nous avons compris que nous étions forts et fait l’un pour l’autre!

Ce n’est donc pas vraiment l’horloge biologique qui me rappel à l’ordre, même si il est certain qu’elle y ai aussi pour quelque chose, mais surtout le fait d’avoir trouver l’homme de ma vie. Celui qui me comprend et avec qui je m’imagine à 80 ans , à la mer, promenant un chien et étant toujours main dans la main. Cette image d’un couple de personnes âgées main dans la main m’a toujours réconforté. C’est pour moi l’image ultime du bonheur!

Ensuite il y a eu ces questions sur l’héritage et si jamais il nous arrivait quelque chose. N’étant pas mariés (et contre le mariage), ce serait donner trop de pouvoir à ma mère, un pouvoir qu’elle ne mérite pas! Je ne veux pas qu’elle soit la personne qui décidera de mon sort s’il m’arrivait quelque chose ou qu’elle ennuie mon homme pour une question d’argent. Tout ceci m’a fait réfléchir à ce que je vais laisser derrière moi…

Et là, les deux éléments réunis (trois si on compte l’horloge biologique) m’ont fait changer d’avis. Loin de moi l’idée d’être moralisatrice, de donner raison à mes persécuteurs, j’écris ces mots tout en respect avec chacun et chacune, en respect avec leur choix. Il s’agit ici simplement de vous faire part de ma réflexion personnelle.

Quand est-ce le bon moment de s’y mettre?

Après des semaines de discussions, l’homme et moi décidons de nous lancer dans l’aventure. Mais peut-être pas tout de suite. Après tout, combien de femmes deviennent maman à 40 ans? Et puis, avec les progrès de la médecine aujourd’hui…

Cependant, plus on en parlait et plus ceci devenait concret. On répondait petit à petit aux questions cruciales (et plus futiles) jusqu’à se mettre d’accord sur le prénom, sur la crèche, l’école,… il en restait une: quand est-ce qu’on s’y met?
Et c’est à ce moment-là que Google a été notre maître: A quel âge faire un enfant? Comment savoir qu’on est prêt? Quelles sont les chances de conceptions à 34 ans? …

Alors pourquoi pas maintenant? Nous avons une situation stable, je suis presque à bout de pilules et si jamais ça met du temps ou que nous rencontrons un problème, c’est le bon moment, ou plutôt notre bon moment.

Et nous voilà! Arrêt de la pilule la semaine dernière et rendez-vous preconceptionel programmé! Et le commencement de ce blog 😉

Moi, Maman? Un jour j’espère!

Des bisous & des pistaches

Author: 🌹Rose Pistache👩‍💻

💻Blogueuse 🇧🇪Belge 🦊Mum Blog 👑Tribulations d’une maman qui découvre les joies de la parentalité 😘 🤱Mum of Thaïs👶 23 Avril 2021 ❤️

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